NÔ play for play, NÔ dance but dance, NÔ orchestra…

C’est dans les rencontres que nous faisons à chaque respiration de notre vie, que tout se tisse, que tout se trame, que tout se devine et se dessine.
Cest que depuis un halètement jusqu’à l’inspiration profonde, en passant par l’essoufflement et les subtils parfums nouveaux que l’on hume, tout ce qui est là dans l’infini d’une rencontre improbable, amène un jour sa lumière la plus juste et la plus claire à la conscience.
C’est dans l’éternel instant d’un regard qui a traversé les pensées de deux êtres ou de sept autres que se combinent les objets de nos attentions, de ce qui résone au plus profond de nous même et se multiplie à l’inφni des fractales, en nombre d’Or pur.

NÔ play for play, NÔ dance but dance, NÔ orchestra…

By chance, c’est l’expression anglaise  pour dire « par hasard », vous savez bien…  celui qui n’existe pas…

La rencontre de deux écritures, l’une musique, l’autre intermédia a naturellement mis à jour les correspondances qui se présentaient. Mais plus que des correspondances, nous pourrions parler d’évidentes énergies créatives et singulières échappant au convenu, au trop appris, au facile, au futile… Entièrement libre des langages expérimentés et déterrés dans les méandres de des vies, dans les révélations éphémères, impermanentes, innombrables expériences et pourtant magiques consciences des sens, dans le coeur des choses toujours en devenir pourtant ; concordances d’écritures du son, à partir de l’espace sonore, depuis l’anecdotique si fort de son sens jusqu’à l’instrument du souffle et du corps ; écritures en constellations de cellules aux pensées de l’Asie et d’Ailleurs en recherche du voyage de l’intérieur vers le partage des essences.

« Ce n’est pas tant de voir comment bougent les gens qui m’intéresse mais de voir ce qui les fait bouger » dirait Pina.

Ce n’est pas tant de les toucher, c’est ce qui les touche… Ce n’est pas tant de les entendre parler… Ce n’est pas tant de les entendre jouer… Ce n’est pas tant…
Ce n’est pas temps le temps, élastiques moments, juste entendre les matières sonores, les couleurs à toucher pour respirer l’essentiel de nos états en les laissant onduler, en gestes habités où les actants sont en totalité eux-mêmes.

NÔ play for play, NÔ dance but dance, NÔ orchestra…

Par cette correspondance, cette approche d’écriture, tel le Mat, traverse les arcanes du tarot de Marseille, l’hypnose humaniste, le concept élaboré dans le jeu sunétique « conscience du sonore », les chiffres liés à la magie mathématique, la racine √2 ou le nombre φ. Écriture toujours nourrie par les chemins ouverts, parfois de façon minimale -Entendons cela, dans le sens de l’essentiel- qui mènent au moment le plus juste à donner à l’autre, incluant le spectateur et l’actant dans un rapport égal d’éveil des consciences.

Pas un collectif mais une compagnie, une équipée, un cours d’eau, où chacun par la résonance humaine et créative qu’il provoque déploie des formes au fil des instants.

Équipée en totale synergie pour réinventer une fluidité d’essences et des sens.
1.618, en résonances inspirantes de nos êtres sensibles, en flèche de kyudo lancée en expiration vers la cible.

– Justement – NÔ play for play, NÔ dance but dance, NÔ orchestra…

Philippe Festou et Géraldine Paoli